Les 1001 vies de Kujata

Les 1001 vies de Kujata

Iuchi Daiski, Shugenja du clan de la Licorne de la Légende des 5 anneaux

Iuchi Daïski

Shugenja du clan de la Licorne 

 

La légende des 5 anneaux

 

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Une enfance insouciante

Née loin de la guerre politique entre le clan de la Licorne et de celle avec les autres clans, Daiski Iuchi a vécu son enfance dans une petite ville de province en bordure de la zone "civilisée" de la famille Iuchi. Autour d'elle, ce sont des prairies et des forêts à perte de vue qu'elle traversait avec son cousin, Higuri Shinjo, sur son cheval. Higuri était un adolescent d'une demi douzaine d'année de plus qu'elle, il avait la charge de lui apprendre tout ce qu'un noble membre du clan de la Licorne devait savoir : le bushido, l'équitation, la chasse, l'orientation. Ce jeune homme charismatique avait la patience et la passion d'apprendre et d'enseigner à la jeune fille.

Les adultes de leur famille respective s'occupaient principalement de l'élevage des meilleurs chevaux de l'empire. Les samuraïs y étaient peu nombreux, très occupés à leurs différentes tâches. Son cousin était donc la principale personne avec qui elle passait son temps. C'est naturellement, au fur et à mesure que son corps se développa, que des sentiments amoureux apparus.

Il était la personne la plus importante pour elle, et elle l’idolâtrait.

 

Une cruelle adolescence révélatrice

C'est au cours d'une partie de chasse que la vie de Daiski Iuchi prit un nouveau chemin. Avec son cousin, quelques jours après qu'il soit revenu d'un long voyage, en triomphe de sa nomination en temps que samouraï, fier Bushi du clan de la Licorne, ils ont enfin pu se revoir seul à seul comme avant.

Elle était dans sa treizième année et pour cette fois, elle avait pris le temps de s'habiller. Elle était sûr qu'elle devait avoir l'air ridicule tant elle n'avait pas l'habitude de se faire belle. De plus ses habits allaient certainement la gêner étant donné qu'ils allaient refaire une partie de chasse. Il était lui aussi très gêné de la voir ainsi "déguisée", il n'a pas réussi à se retenir et a fini par éclater de rire. Ne savant plus où se mettre, elle s'enfuit de honte sur son cheval et il dû la poursuivre pendant près d'une heure avant de réussir à la rattraper.

C'est au milieu de la forêt, qu'il réussi à mettre la main dessus en l'attrapant sur son cheval et la mettant à terre, finissant en rouler bouler dans des buissons d'épines. La belle tenue de la jeune fille était déchirée et ils étaient couvert de terre et d'écorchures. Alors qu'elle se débattait, il l'embrassa. Surprise, elle laissa s'écouler de longue seconde avant de le repousser violemment. Il chuta contre un arbre et s'excusa l'air penaud. Elle rigola, lui aussi. Puis il cracha du sang. Une branche d'arbre lui avait transpercé son ventre s'en qu'il s'en aperçoive dans sa chute.

La suite est assez confus dans l'esprit de Daiski Iuchi. Elle se rappelle avoir crié, demandé à l'aide, dit "désolé", appliqué des premiers soins avec des bouts de sa tenue, l'avoir aidé à monter à cheval, trouvé un enin où le déposé et foncer chercher le shugenja médical de son clan avec son cheval.

Elle le trouva, il comprit que c'était grave, ils sont revenus. Trop tard.

Le shugenja était compétent mais il ne pouvait faire revenir les morts... Elle pleura jusqu'au moment où le paysan qui les avait hébergé lui donna une lettre que son cousin avait écrit de sa main.

Dedans, il y avait ses dernières volontés, quelques Haïkus destinés à certains membres de sa famille et à elle. Et surtout il y décrit les raisons de son état. Un mensonge. Un mensonge énorme. Non seulement il faisait croire que tout était de sa faute, de sa négligence et de sa trop grande fierté à vouloir l'impressionner mais, en plus, il portait sa cousine, elle, en temps qu'héroïne, qui avait tout fait pour l'en dissuader et le sauver.

Elle s’apprêtait à tout nier lorsqu'elle se souvient du haïku qui lui avait écrit. Elle seule pouvait comprendre son vrai sens  : "Ne dit rien, va de l'avant, soit heureuse." De plus, si jamais elle niait les dires de Higuri, ce serait remettre en question l'honneur du défunt. Elle ne souhaitait pas qu'il subisse une telle disgrâce.

Alors elle ne dit rien.

 

Le début d'un long chemin de rédemption

La culpabilité la rongeait de l'intérieur.

Depuis ce jour elle ne pouvait plus mentir à quiconque. Comme si ce mensonge avait absorbé tout possibilité de tromper autrui. Elle se reprend parfois de songer à Higuri et à rester dans le vague quelques instants... Surtout durant des périodes de doutes ou dans des circonstances d'échecs. Le paroxysme survient lorsqu'elle échoue à soigner quelqu'un. Cela lui rappelle au combien elle a été inutile et faible devant la souffrance de son cousin.

C'est pourquoi, elle a décidé de se préoccuper des soins de tout le monde, de soigner ceux qui vivent dans l'honneur.

Pour se faire, elle devient l'apprentie du shugenja, senseï Taiyi Iuchi, qui l'a aidé dans cette épreuve, durant son deuil. Sa dévotion pour le soin lui a permis de devenir une médecin aguerri malgré son jeune âge. Elle sait tout autant reconnaître les plantes médicinales, faire des potions ou pratiquer la chirurgie. Si cela ne suffit pas, sa magie curative lui permet de sauver ceux que les kamis jugent digne de survivre.

Après avoir passé brillamment ses classes à l'école de shugenja de son clan, le seigneur Iuchi - dono la félicita pour ses nombreux talents et l'autorisa à rester dans sa cour en tant qu'assistante de son médecin personnel, Yuanshi Iuchi - sama. Là bas, elle apprit plus en pratique l'étiquette et le délicat art du grand jeu qu'est la politique.

Toutefois, elle ne sent pas toujours entièrement à l'aise dans cette condition. Elle savait qu'au dehors, nombre de personnes souffraient à cause de mauvais soins et qu'elle pouvait faire plus.

Grâce au médecin personnel du seigneur et de son senseï, elle reçue l'autorisation d'aider la population dans le clan Iuchi. Avec leur aide, celle de sa famille et celle de son cousin, elle mit en place un petit groupe de médecins capables de se déplacer rapidement et efficacement en cas de problèmes sanitaires ou d'urgences médicales. Se déplaçant de village en village, elle vit que ses craintes étaient fondées. Nombreux étaient ceux qui n'avaient jamais eu de véritables soins. Ils se tenaient avec nombre de pathologies mal guéries et de vielles blessures.

L'équipe d'intervention n'en est qu'à ses balbutiements mais les membres de son clan acceptèrent de réfléchir à la mise en place de plus de moyens et d'hommes lorsqu'elle serait devenue une samouraï renommée.

 

 

Le voyage commence

Agée de quinze ans, elle n'est pas très grande pour son age, à peine 1m50. Elle possède des cheveux longs et noirs très fins. Un visage amical doublé d'un regard doux tandis que sa posture fait preuve d'un grand sérieux. Si la nature ne l'a pas donné un corps sublime, elle se démarque par ses talents de courtisanne et de maquillage pour améliorer de façon subtile ses traits, ce qui la rend agréable à regarder. Daïski est une personne posée qui cache la plupart de ses émotions derrière un fin sourire, très souvent sincère. Il se dégage d'elle une sensation de calme qui rend sa présence agréable et rassurante auprès de ceux qui se trouve à côté d'elle. Elle s'habille le plus souvent avec un kimono assez ouvragé d'une des couleurs de son clan, le violet qui cache sa besasse à parchemins pour ses sortilèges. Elle porte un wakisashi, arme rituelle prouvant son statut, en bois car elle n'est pas encore adulte. En voyage, elle porte par dessus une cape de voyage très simple en lin, la protégeant des intempéries, avec parfois une ombrelle.

 

Aujourd'hui, Daïski à l'age et le talent nécessécaire pour passer son genpuku, le rite de passage dans la vie adulte en tant que samouraï.

Le chef de son clan lui a fait l'honneur de représenter le clan de la licorne dans un tournoi dédier aux prétendants samouraïs et pas des moindres, le fameux tournois de Topaze du clan de la Grue. On raconte que de nombreux damïos assisteront aux épreuves et que même l'empreur serait présent. Pour réussir à faire accepter son projet de cavalerie médecinale, se faire reconnaître durant ce prestigieux tournois devra être sa première étape.  



23/05/2018
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